Jessica Violon et sa véritable Ode à la nature.

Aristote disait « Le spectacle de la nature est toujours beau ». Avec d’innombrables techniques, notre plasticienne plante aujourd’hui son décor. Dans des réalisations qui respirent et nous rappellent la beauté de la Nature, l’artiste crée un petit univers coloré, libre, poétique, (é)mouvant. Là où tout est initialement mis au hasard, le trait de Jessica Violon nous emmène finalement vers le parfait équilibre.

On ne croit que ce qu’on voit. La vue est sans aucun doute notre sens le plus fidèle et le plus précieux. Dans ce que nous percevons il y a des formes, des silhouettes, qui se dessinent presque instinctivement. Jessica vient justement nuancer ce qui se trouve devant nous, et ce qu’on voit réellement, ce qu’on reçoit, ce qu’on ressent. C’est une vision aristotélicienne qui la guide dans son processus créatif. Ce besoin de chercher et d’extraire un peu d’abstrait dans du concret, elle l’a depuis toute petite. Du haut de ses quelques pommes, Jessica dessinait les arbres qu’elle escaladait pour observer l’horizon. Elle a grandi dans l’immensité des campagnes bourguignonnes, là où les vignes sont encore bien gourmandes. Oui, la Bourgogne est un de ces lieux pittoresques qui a indéniablement inspiré notre artiste. C’est dans cette région que Jessica fait ses premiers pas d’artiste et développe une certaine sensibilité aux quatre éléments et à tout ce qui s’en nourrit. Elle fusionne le végétal et l’animal qu’elle réunit dans un même corps avec pour seule âme, la Couleur. Par la peinture elle parle et prête la parole à ceux qui n’en ont peut-être pas. C’est ce qui apporte à son travail cet aspect lyrique. Et, en observant ses tableaux, on a ce même geste : tendre l’oreille pour écouter ce que la nature veut nous dire. 


Si quand on parle de Jessica on fait souvent référence à ses nombreux tentacules c’est sûrement parce que cette artiste touche à tout, sans exception. Elle court après les effets, les nuances, le contraste. Si elle avoue avoir une petite préférence pour l’encre, elle se prête au jeu de l’art et s’essaie à de nombreuses autres techniques. Ne soyez pas étonnés par la
multiplicité de ses réalisations, admirez simplement ! De la customisation de céramiques à la peinture sur verre, en passant par le découpage carton ou plus communément de l’aquarelle, Jessica s’intéresse à toutes les matières. Aujourd’hui, elle excelle en sérigraphie et en gravure, mais cela ne l’empêche certainement pas de produire des œuvres originales dans lesquelles elle laisse son empreinte.

 Cette curiosité constante lui fait faire aussi plusieurs collaborations, qu’elle qualifie toujours qualifiées comme palpitantes. On retrouve parmi elles certains de nos talents comme BleekenFab The Freaks, mais aussi d’autres : Aline DepraetereExocEt ou encore Thadé. Toute cette communauté lilloise reflète le beau bouquet artistique qu’offre notre capitale. La générosité de certains, la complicité de beaucoup, c’est ce que Jessica trouve de fantastique dans ces moments tant recherchés lorsqu’on a quelque chose à partager et à donner. Et c’est d’ailleurs par l’intermédiaire d’une association lilloise (encore et toujours !) dédiée aux événements artistiques en tous genres, Whats’Art, que Jessica a poussé la porte d’Artgile. Son style s’allie parfaitement aux objets dérivés, comme le zippo dont la flamme met parfaitement en lumière l’esthétique des motifs organiques réalisés par notre artiste.

Aujourd’hui, si notre lilloise a préféré partir pour une région un peu plus montagneuse, l’Auvergne, elle a conscience de ce que la capitale des Flandres est en train de devenir. Comme elle nous le précise, avec ses nombreux espaces dédiés entièrement à la Culture, Lille est un petit bijou qui commence à peser lourd dans le milieu artistique. Finalement, ce qui lui plaît le plus, c’est que dans le Nord, le public ne s’intéresse pas réellement à la popularité de l’artiste mais principalement à son travail. Pas d’inquiétude toutefois pour les projets auvergnats de Jessica qui promettent beaucoup de choses. Son grand défi : aider à la démocratisation de la culture dans les campagnes où elle n’est pas facilement accessible. Notre plasticienne étant aussi pédagogue, elle a à cœur de transmettre son goût et sa passion pour les arts plastiques.


Jessica Violon est un peu comme cette déesse indienne aux bras multiples, 
made in Lille. C’est toutefois dans l’immensité du milieu rural, peuplé de vertus, qu’elle s’épanouit et puise son inspiration. Comme un retour aux sources, Jessica reprend là où elle s’était arrêté enfant, guidée par cette même fantaisie. Allez prendre un peu l’air sur son blog http://jessicaviolon.wix.com/artiste, une pure bouffée d’oxyzen.